Droits TV : la défense osée de Vincent Labrune par le patron des présidents de L1

Personnage très critiqué depuis le début de la crise des droits TV, le président de la LFP est à nouveau au coeur de la polémique après la fuite de la vidéo de la réunion explosive du 14 juillet 2024 entre présidents de L1. Mais Jean-Pierre Caillot a quand même trouvé des arguments pour le soutenir.

L’image du football français est au plus bas.

Pas à cause de l’équipe de France, mais des dirigeants de notre championnat adoré, la Ligue 1. Après le crash de Mediapro, les dirigeants des clubs français continuaient à rêver du milliard avant de déchanter brutalement. Diffuseur historique du championnat, Canal+ ne veut plus entendre parler de la L1 pour le moment, surtout tant que Vincent Laburne sera à la tête de la LFP.

Et les autres ne veulent plus dépenser des fortunes.

«Sa réélection ? Peut-être que les gens se sont aperçus que ce n’était pas le plus mauvais»

Il a donc fallu cravacher pour arracher un deal au dernier moment avec DAZN (400 M€/an), tout en implorant Nasser Al-Khelaïfi et beIN SPORTS de faire un geste (100 M€/an). Mais aujourd’hui, tout est en train d’imploser. Le divorce avec DAZN n’a jamais aussi proche et la diffusion de la vidéo de la réunion explosive du 14 juillet 2024 (où a été acté le choix DAZN) témoigne des guerres intestines et de l’incapacité des présidents de L1 à travailler dans la même direction.

De quoi fragiliser davantage la position de Vincent Labrune, récemment réélu à la tête de la LFP.

Pourtant, Jean-Pierre Caillot, boss de Reims et président des présidents de L1 sortant, arrive encore à trouver des arguments pour défendre le patron de la LFP. « Si tout le monde le considérait responsable, il ne fallait pas le réélire. Vous voulez le tenir responsable de DAZN ? En quoi est-il responsable ? (…) Sa réélection ? Peut-être que les gens se sont aperçus que ce n’était pas le plus mauvais », a-t-il déclaré au micro de RMC Sport. Des propos qui ont de quoi surprendre, d’autant que les modalités de la réélection de Labrune ont énormément fait jaser.

Labrune justement récompensé pour CVC

Mais ce n’est pas tout. Alors qu’il a été reproché à Labrune de s’être enrichi grâce au deal passé avec CVC (qui a déboursé 1,5 milliard d’euros pour s’offrir 13% des revenus à vie de la filiale de la LFP) avec une prime de 3 M€ et d’avoir fait passer son salaire de président de 420 000€ annuels à 1,2 M€ (il a depuis baissé ses émoluments de 30%), pendant que les clubs français luttaient pour leur survie, Caillot estime que le président de la LFP a simplement été récompensé à juste titre.

« Sa prime suite au contrat CVC et l’augmentation de son salaire ?

Ça s’est passé à un autre moment. Il a revu son salaire à la baisse. À l’époque de CVC, il y avait un diffuseur, c’était il y a un an et demi, deux ans… Ça n’a aucun rapport. Moi je suis plus choqué des gens qui ont touché des primes quand il y avait Mediapro. Dans une entreprise, quand un commercial ramène un dossier important, ce n’est pas illogique qu’il soit intéressé. La prime de Labrune pour CVC ? Ça arrive quand les choses sont positives. » Circulez, il n’y a rien à voir…

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