Le président palestinien, Mahmoud Abbas, a assuré mardi lors du sommet arabe extraordinaire au Caire que l’Autorité palestinienne qu’il dirige était prête à jouer son rôle à Gaza conformément au plan égyptien de reconstruction de l’enclave palestinienne.
La bande de Gaza a été dévastée par quinze mois de guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas. Un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 19 janvier.
« L’État de Palestine assumera ses responsabilités dans la bande de Gaza par le biais de ses institutions gouvernementales et un comité de travail a été formé à cet effet », a dit M. Abbas devant ses pairs.
« L’appareil sécuritaire de l’Autorité palestinienne assumera son rôle après avoir restructuré et unifié les cadres présents dans la bande de Gaza et les avoir formés en Égypte et en Jordanie », a-t-il ajouté.
« L’Autorité palestinienne est tout à fait prête à organiser des élections présidentielles et législatives l’année prochaine, à condition que les conditions appropriées soient réunies à Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem-Est », a-t-il dit encore.
Le Hamas, qui a lancé l’attaque du 7 octobre 2023 contre Israël, dirige Gaza depuis 2007 après avoir évincé l’Autorité palestinienne.
« L’Égypte, en coopération avec ses frères en Palestine, a travaillé pour former un comité administratif de professionnels et de technocrates palestiniens indépendants chargés de gérer la bande de Gaza », a déclaré de son côté le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi lors du sommet de la Ligue arabe.
Il a ajouté que le plan proposé par l’Égypte garantit également que « le peuple palestinien reste sur sa terre ».
Période transitoire
Selon un projet de plan égyptien consulté par l’AFP, le comité serait formé sous l’égide de l’Autorité palestinienne pour gérer le territoire pendant une période transitoire de six mois, ouvrant la voie à une reprise totale du contrôle de l’enclave par l’Autorité palestinienne.
Le plan égyptien représente une alternative à la proposition du président américain Donald Trump de prendre le contrôle de Gaza et de déplacer ses résidents palestiniens ailleurs, notamment en Égypte et en Jordanie.
Le président Sissi s’est par ailleurs déclaré convaincu que le président Trump était « capable » de parvenir à la paix et de mettre fin aux tensions dans la région.
Le sommet de la Ligue arabe sur la reconstruction fait suite au soutien renouvelé du premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, auprès de Trump, qui l’a qualifié de « visionnaire et innovant ».
La guerre à Gaza a été déclenchée par l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, dont l’offensive de représailles a laissé le territoire en grande partie en ruines et a créé une crise humanitaire qui n’a commencé à s’atténuer que récemment avec le début d’un cessez-le-feu fragile.
ledevoir