L’arrivée du texte sur le narcotrafic à l’Assemblée est un moment crucial pour le ministre de l’Intérieur.
Moment crucial pour le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau. La proposition de loi contre le narcotrafic débarque ce lundi 17 mars à l’Assemblée Nationale avec des débats qui s’annoncent plus ou moins houleux entre députés.
S’ils s’annoncent plutôt calmes concernant la création d’un parquet anti-crime organisé, ils promettent d’être plus mouvementés sur le nouveau régime carcéral des détenus considérés comme dangereux.
Ici, le ministre de l’Intérieur, joue gros, car c’est la première, voire la seule, occasion pour lui de s’offrir un bilan législatif : la loi immigration, il la voulait, mais il ne l’aura pas ; l’Algérie, ça dépend du chef de l’État.
Pour faire pression, Bruno Retailleau vient de mettre sa démission dans la balance sur le sujet.
Un proche de Laurent Wauquiez estime qu’il faudra « se demander si ça vaut le coup ou pas de participer au gouvernement ». In fine, la question de son bilan en tant que ministre de l’Intérieur sera posée à Bruno Retailleau.
Le texte sur le narcotrafic devient donc un enjeu de la bataille interne aux Républicains.
Les députés, qui soutiennent en majorité Laurent Wauquiez dans la course à la présidence des LR, n’auraient-ils pas intérêt à ce que Bruno Retailleau échoue ? « Non », répond-on à droite, faussement effaré par la question. Mais nul doute qu’on ne lui fera pas de cadeau.
rtl