Plus de 400 morts dans l’attaque de Gaza: “Trump avait prévenu que l’enfer allait se déchaîner”

Au moins 404 personnes ont été tuées dans des frappes aériennes israéliennes sur la bande de Gaza dans la nuit de lundi à mardi, ont indiqué les autorités locales. De nombreux enfants auraient péri. En outre, au moins 562 personnes ont été blessées, a rapporté le ministère palestinien de la Santé dans la bande de Gaza.

Le journaliste de guerre Robin Ramaekers a rappelé à VTM NIEUWS que “Trump avait prévenu que ‘l’enfer allait se déchaîner’”. Selon le journaliste, il n’y avait aucune raison tangible de lancer une opération militaire d’une telle ampleur. Seulement, selon lui, “elle était déjà en cours”.

Des centaines de personnes ont également été blessées lors de l’attaque de la nuit dernière, et des dizaines d’entre elles sont “dans un état critique”, a indiqué le ministère. Les victimes sont principalement des enfants, des femmes et des personnes âgées, a indiqué mardi matin à l’AFP la Protection civile palestinienne. Selon les travailleurs humanitaires locaux, de nombreuses victimes se trouveraient encore sous les décombres.

La Belgique évacue 24 personnes de la bande de Gaza, principalement des femmes et des enfants
Des Palestiniens recherchent des victimes sous les décombres d'une maison détruite par les attaques israéliennes à Gaza.

“Cela faisait un moment que cette attaque se préparait”, explique Robin Ramaekers.
Même son de cloche aux États-Unis, où Donald Trump avait déclaré que tous les otages encore détenus par le Hamas devaient être libérés immédiatement. Sinon, il menaçait que “l’enfer allait se déchaîner”. “Il a en quelque sorte donné carte blanche à Israël pour gérer la situation à Gaza comme bon lui semble.
C’est ce qu’Israël semble faire aujourd’hui.”
Des Palestiniens transportent un corps dans les décombres d'une maison détruite par les attaques israéliennes.

Ces attaques suggèrent également qu’Israël semble abandonner toute attente quant au sort des 24 otages encore en vie à Gaza.
Le Hamas a clairement indiqué qu’il ne restituerait probablement pas, ou ne pourrait pas restituer, ces otages vivants. “Cela reste ouvert à l’interprétation, mais les choses ne s’annoncent pas bien concernant le sort des otages”, a confirmé le journaliste de guerre à VTM Nieuws.

Cessez-le-feu

Des discussions sont en cours depuis un certain temps entre le Hamas et Israël au sujet de l’entrée en vigueur et de la mise en œuvre des termes de la deuxième phase du cessez-le-feu, mais aucune des deux parties n’a réellement franchi le pas.

Pour Israël, la libération immédiate des 59 otages de Gaza, dont 24 seraient encore en vie, est la chose la plus importante.

Et pour le Hamas, la condition la plus importante est un cessez-le-feu permanent. “Le Hamas ne veut pas libérer les otages, et Israël refuse de franchir le pas vers le cessez-le-feu. Les deux parties restent donc diamétralement opposées, et cette deuxième phase n’aura tout simplement pas lieu.

Il est désormais quasiment certain qu’il ne sera plus question de cessez-le-feu, et donc plus de ce plan par étapes, dont la deuxième phase aurait déjà dû commencer”, explique encore Robin Ramaekers.

Manifestations israéliennes pour la libération des derniers otages.

Il faut maintenant attendre de voir comment la situation va évoluer.

Il semble hautement improbable que le plan d’action puisse être mis en œuvre ultérieurement. Israël semble déterminé à faire ce qu’ils menacent de faire depuis le début: essayer d’éliminer et d’éradiquer complètement le Hamas à Gaza. “Une tâche quasi impossible, mais Israël semble déterminé à l’accomplir. Pour le Hamas, c’est une question de survie. Libérer les otages reviendrait à céder le dernier levier qui lui reste contre Israël.

Plus rien n’empêcherait alors Israël de régler enfin ses comptes avec le Hamas.”

Les Palestiniens pleurent les corps des victimes de l'attaque de la nuit dernière

AFP

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