Paris – L’acteur britannique Ralph Fiennes va pour la première fois mettre en scène un opéra, lors de la saison prochaine de l’Opéra national de Paris (OnP) marquée également par une oeuvre chantée en sanskrit et la venue, côté ballet, de nouveaux chorégraphes contemporains.
Lors d’une conférence de presse portant sur la saison 2025-2026, Alexandre Neef, directeur général de l’OnP, a par ailleurs confirmé la tenue de travaux de rénovation programmés de 2027 à 2029 au Palais Garnier et de 2030 à 2032 à l’opéra Bastille, obligeant leur fermeture l’un après l’autre.
Il a en outre précisé que des travaux étaient prévus à Bastille en site occupé « à partir de cet été et jusqu’en 2037 », qui concerneront la toiture, la façade ou encore les réseaux électriques.
En janvier 2026, l’acteur britannique Ralph Fiennes, qui a lui-même incarné Eugène Onéguine à l’écran (« Onegin », 1998), proposera sa version de l’opéra de Tchaïkovski, une première mise en scène pour lui.
La saison 2025-2026 comprendra 364 levers de rideaux sur les deux établissements Garnier et Bastille. Au total, 28 spectacles (17 opéras et 11 ballets) sont prévus, dont 18 nouveaux (7 opéras et 11 oeuvres chorégraphiques).
Parmi les créations d’opéras, « Satyagraha », composé en 1979 par Philip Glass, évocation poétique de la genèse de la pensée politique, philosophique et spirituelle de Gandhi, entre au répertoire de l’OnP (sous la direction musicale d’Ingo Metzmacher). C’est la première oeuvre à être chantée en sanskrit dans l’institution.
Première également pour la vidéaste et plasticienne iranienne Shirin Neshat, qui met en scène « Aida », de Giuseppe Verdi (direction Michele Mariotti et Dmitry Matvienko), dans lequel, s’inspirant des femmes iraniennes, elle entend souligner la violence du fanatisme religieux et son influence croissante sur le pouvoir politique, selon le dossier de presse.
Côté danse, de nouveaux chorégraphes contemporains font leurs débuts à l’OnP, comme les Néerlandais Imre et Marne van Opstal, l’Espagnol Marcos Morau, les Anglaises Morgann Runacre-Temple et Jessica Wright, l’Américaine Micaela Taylor ou encore le Sud-africain Mthuthuzeli November.
AFP