La disparition du petit Emile a connu une avancée de taille l’an dernier, quand ses ossements ont été retrouvés par une randonneuse.
Le garçonnet s’était volatilisé depuis le mois de juillet 2023, alors qu’il était en vacances dans le Haut-Vernet (Alpes-de-Haute-Provence) sous la surveillance de ses grands-parents, Philippe et Anne Vedovini. Les parents du petit garçon de 2 ans et demi, Marie et Colomban Soleil, ont pu lui offrir une sépulture au mois de février 2025, en la basilique de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, dans le Var.
Il repose en paix mais les circonstances de son décès si tragique restent encore non élucidées.
Des grandes avancées ont eu lieu toutefois et la conférence de presse du mois de mars 2025, menée par le Procureur de la République d’Aix-en-Provence Jean-Luc Blachon après la garde à vue de quatre membres de la famille peu avant – les grands-parents ainsi que deux de leurs dix enfants – ont permis à des pistes de plus en plus fournies d’émerger, notamment grâce aux analyses scientifiques qui ne sont pas toutes terminées.
Si l’auteur des faits n’a pas été désigné, on est de plus en plus sûr qu’il y a eu l’intervention d’un tiers dans sa mort.
Très aguerri sur le dossier de l’affaire d’Emile Soleil, Le Parisien a organisé une session de questions-réponses avec ses lecteurs sur le sujet. C’est Damien Delseny, rédacteur en chef adjoint au Parisien/Aujourd’hui-en-France et chef du service police justice qui a répondu aux interrogations.
L’expertise des ossements d’Emile a pu indiquer que son corps a été placé à l’abri des intempéries.
Il précise également que l’utilisation d’un congélateur est « une hypothèse parmi d’autres ». Celle d’un placard avait également fait surface mais toujours est-il qu’il a été maintenu à l’abri des regards et des agressions extérieures, soit un milieu dit « stérile » et pas en pleine nature.

La famille nombreuse d’Emile présente le jour du drame – mais pas ses parents qui étaient absents ce jour-là – ne cessent d’attirer l’attention.
Ses interactions lors des obsèques et des écoutes montrent des tensions entre les membres, tandis que le profil de Philippe Vedovini est inquiétant et qu’un de ses biens est toujours sous expertise, sans parler du récent suicide du prêtre du petit garçon.
Toutefois, la garde à vue n’a pas permis une « libération » de la parole si le suspect fait partie de la famille.
Le Parisien avance ici deux possibilités : « Il existe toujours deux options : 1. La famille ‘tient’ parce qu’elle est totalement innocente et qu’il n’y a aucun secret. 2. Le drame intrafamilial de la mort du petit Émile est pour l’instant moins fort que les liens qui unissent la famille et qui permettent de maintenir l’omerta. » Affaire à suivre…
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