Arrivée sur le projet Kamoa-Kakula à la fin du 20e siècle, Ivanhoe Mines en a fait la plus grande mine africaine de cuivre, contribuant à la hausse de la production de la RDC, leader du secteur sur le continent. La compagnie veut poursuivre cette success-story en Zambie, 2e producteur africain de cuivre.
Après avoir fait de Kamoa-Kakula (RDC) la plus grande mine africaine de cuivre, Ivanhoe Mines s’intéresse désormais à la Zambie, deuxième producteur africain de cuivre. La compagnie basée au Canada a annoncé mercredi 2 avril l’obtention d’un ensemble de licences d’exploration couvrant 7757 km² dans la province zambienne du Nord-Ouest.
Ivanhoe nommera des consultants environnementaux au cours du deuxième trimestre 2025 pour élaborer un Plan de gestion environnementale (EMP) en vue de son approbation par l’Agence de gestion environnementale de Zambie (ZEMA). Parallèlement à ces travaux, la compagnie analysera les données géophysiques aéroportées de la concession, en prélude au lancement d’un programme de forage Air Core et à la tarière.
Ce travail permettra à l’équipe de géologues d’Ivanhoe de cartographier en détail la vaste zone de licence, dans le but de définir des cibles pour les futurs forages au diamant.
#News – Ivanhoe Mines commences giant copper exploration program in Zambia
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Notons que la concession nouvellement acquise en Zambie est située à 230 km au nord-est du projet congolais Western Forelands de la compagnie.
Ivanhoe indique que cette concession présente des similitudes géologiques avec les découvertes de cuivre réalisées en RDC, notamment à Kamoa-Kakula. La compagnie mise ainsi sur l’extension de la ceinture cuprifère commune entre la RDC et la Zambie.
« Notre entrée en Zambie marque un nouveau chapitre passionnant dans l’engagement d’Ivanhoe Mines à étendre notre empreinte d’exploration et à tester l’étendue de la ceinture cuprifère d’Afrique centrale… qui est déjà la plus grande et la plus riche ceinture cuprifère sédimentaire au monde », explique Robert Friedland (photo), président exécutif de la compagnie.
La question est désormais de savoir si Ivanhoe pourra reproduire en Zambie un succès similaire à celui obtenu en RDC. À Kamoa-Kakula, la compagnie dispose actuellement d’une capacité de production annuelle d’environ 600 000 tonnes de cuivre, qu’elle veut porter à plus de 800 000 tonnes à terme. À défaut d’atteindre de tels chiffres, un succès en Zambie permettrait à la compagnie de diversifier sa production de cuivre, qui dépend exclusivement de la RDC pour le moment.
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