Elon Musk laissera ses fonctions au sein de l’administration américaine lorsque son travail au département de l’Efficacité gouvernementale (GOPE) sera achevé, a déclaré mercredi la Maison Blanche. Elle a réagi après la diffusion d’informations selon lesquelles le président américain aurait informé son proche entourage que le multimilliardaire quitterait ses fonctions dans les prochaines semaines.
Partira ou partira pas ? Selon le média Politico qui cite trois sources proches de Donald Trump, Elon Musk devrait quitter ces prochaines semaines ses fonctions au département de l’Efficacité gouvernementale (DOGE). La Maison Blanche a réagi, mercredi 2 avril, peu après la diffusion de ces informations en déclarant que le multimilliardaire partirait du DOGE lorsque son travail sera achevé.
Donald Trump a informé des membres de son cabinet et d’autres proches collaborateurs qu’Elon Musk se retirera bientôt de son rôle de réducteur de coûts au sein du gouvernement, a rapporté Politico, citant trois sources proches du président américain. Ce dernier avait chargé le PDG de Tesla et de SpaceX de mener des efforts pour réduire les dépenses publiques et démanteler plusieurs agences fédérales en tant qu’employé spécial du gouvernement.
Selon Politico, Donald Trump et Elon Musk ont récemment décidé que ce dernier retournerait bientôt à ses entreprises, sans préciser de date exacte.
Elon Musk et le DOGE n’ont pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires de Reuters sur ces informations.
Après la diffusion de cette information, certaines entreprises – notamment dans le secteur des marchés publics – ont vu leurs actions grimper. Celles de Tesla, qui avaient chuté de 2 % en début de séance après une baisse plus marquée que prévu des livraisons au premier trimestre, ont inversé la tendance et progressaient d’environ 5 %.
Un billion de dollars de réduction de dépenses fédérales
On ignore encore si Musk partira avant la fin de son mandat de 130 jours, prévu pour fin mai ou début juin.
Une source de la Maison Blanche a indiqué à Reuters que les investisseurs d’Elon Musk souhaitaient son retour à ses entreprises et que son travail avec le DOGE prendrait fin dans le délai imparti de 130 jours, ce qu’il aurait confirmé plusieurs fois au président.
Elon Musk ne quittera pas ses fonctions avant d’avoir terminé son travail avec le DOGE, et « personne ne le pousse dehors », a ajouté cette source.
Interrogé lundi sur une éventuelle prolongation d’Elon Musk au-delà des 130 jours, Donald Trump a déclaré aux journalistes : « Je pense qu’il est incroyable, mais je pense aussi qu’il a une grande entreprise à diriger. À un moment donné, il va repartir. Il le veut. »
La semaine dernière, Elon Musk avait confié à Fox News qu’il était certain d’avoir accompli l’essentiel de son objectif de réduction de 1 000 milliards de dollars des dépenses fédérales d’ici la fin de son mandat de 130 jours.
Un départ qui ne signifierait pas pour autant la fin du DOGE
Son éventuel départ ne signifierait pas pour autant la fin du DOGE, dont le mandat se termine le 4 juillet 2026, en vertu d’un décret signé par Trump le 20 janvier.
Cependant, la politique agressive de réduction des coûts menée par Elon Musk suscite une inquiétude croissante aux États-Unis. Sa méthode brutale, qui a conduit à la suppression de dizaines de milliers d’emplois dans la fonction publique, a provoqué de vives réactions.
Des parlementaires républicains font face à la colère de leurs électeurs lors de réunions houleuses, tandis que plusieurs initiatives du DOGE sont contestées en justice.
Des concessions Tesla ont été vandalisées aux États-Unis et à l’étranger, et une manifestation nationale contre le DOGE et l’agenda de Trump est prévue le 5 avril.
Mardi, une juge progressiste a remporté un siège à la Cour suprême du Wisconsin, battant largement un candidat conservateur dont la campagne avait été financée en grande partie par Elon Musk et des groupes qui lui sont affiliés.
Ce scrutin était vu comme un premier test électoral pour la présidence de Donald Trump et la politique d’Elon Musk visant à réformer la fonction publique américaine.
Reuters