« Il y a dans l’appel que vient de faire l’extrême droite à une manifestation dimanche (…) un contenu que nous considérons comme séditieux », a déclaré le leader de La France insoumise.
Le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a dénoncé ce mercredi 2 avril le « risque séditieux » de la manifestation de soutien à Marine Le Pen après sa condamnation à l’inéligibilité, et appelé ses troupes à « répliquer » le 1er mai contre l’extrême droite.
« Il y a dans l’appel que vient de faire l’extrême droite à une manifestation dimanche (…) un contenu que nous considérons comme séditieux », a affirmé Jean-Luc Mélenchon lors d’une conférence diffusée sur les réseaux sociaux, parlant d’un « rassemblement de fachos ».
« C’est l’extrême droite, par conséquent, du fait même de ceux qui convoquent, il y a un risque séditieux qui est déjà apparu dans l’Histoire », a-t-il affirmé, soulignant qu’il prenait « très au sérieux ce qu’ils sont en train de faire ».
« Il faut que nous ayons un immense 1er mai »
Pour répondre à cette manifestation, il a appelé à la mobilisation le 1er mai, qu’il a présenté comme la « réplique à l’offensive de l’extrême droite », en avertissant que ceux qui n’y participeraient pas seraient des « complices ».
« Il faut que nous ayons un immense 1er mai comme on n’en a pas vu depuis des années », a-t-il soutenu, proclamant « à bas le fascisme, à bas l’extrême droite, à bas le racisme, la xénophobie et l’antisémitisme. »
Le 1er mai doit être une date de mobilisation de masse et de classe, contre l’extrême droite et la guerre sociale, pour la paix !
C’est le symbole le plus puissant de la mobilisation du peuple.
Mobilisez-vous ! Que chacun des 4000 groupes d’actions de la @FranceInsoumise… pic.twitter.com/7rp43rYglA
— Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) April 2, 2025
Dans son intervention, Jean-Luc Mélenchon a réitéré qu’il n’était « pas d’accord avec les mesures exécutoires », en allusion à la peine d’inéligibilité immédiate de cinq ans dont la condamnation de Marine Le Pen a été assortie.
Le patron de LFI a, par ailleurs, « condamné les hordes de voyous d’extrême droite qui sont allées menacer à son domicile » la juge du tribunal qui a infligé la peine à la leader du RN.
« Jamais de telles méthodes ne peuvent être acceptées dans un pays démocratique », a estimé Jean-Luc Mélenchon, qui fait état régulièrement de menaces contre des élus ou des responsables de LFI. Mais lorsque son parti porte plainte, « il arrive que des juges disent que l’intention de nuire n’a pas été prouvée », a-t-il regretté.
« Alors, quel effet ça vous fait maintenant?
C’est à votre tour de vivre comme nous on vit, pas une fois de temps à autre, mais tous les jours. C’est dans cette ambiance-là que nous vivons », s’est-il emporté.
AFP