Le tout dernier bulletin épidémiologique hebdomadaire fait état d’une augmentation des indicateurs pour la grippe, avec le passage de plusieurs régions en phase épidémique.
Terminé le Covid, place à la grippe ! C’est en tout cas ce qu’il semble ressortir du tout dernier bulletin épidémiologique hebdomadaire de l’organisme Santé publique France (BEH, xource 1).
L’ensemble des indicateurs de santé liés au Covid-19 sont en effet en baisse partout dans l’Hexagone, là où la semaine dernière (semaine 47) a été marquée par une hausse de l’activité grippale, « dans toutes les classes d’âge dans l’Hexagone, indiquant un démarrage de la circulation des virus grippaux en population générale et particulièrement chez les enfants », précise-t-on dans le BEH.
Trois régions de métropole en phase pré-épidémique
Et si la majorité des régions de métropole et d’outre-mer demeurent à leur niveau de base, Île-de-France, Normandie, Nouvelle-Aquitaine et sont passées en pré-épidémie, voire en épidémie pour Mayotte, en semaine 47.
En termes de taux de consultations, cela se traduit par un taux de consultations pour syndrome grippal estimé à 91 pour 100 000 habitants, contre 59/100 000 en semaine 46, la semaine de mi-novembre.
À l’hôpital aussi, la tendance est visible, avec un nombre de passages aux urgences pour syndrome grippal de 1 551, soit 0,5 % des passages en semaine 47, contre 0,3 % la semaine précédente.
Du côté des prévisions, plusieurs experts avertissent quant à la possibilité que la grippe soit plus virulente cette année, mais aussi plus précoce. À l’instar de ce qui se passe au Royaume-Uni, où la saison grippale bat déjà son plein.

Une souche possiblement plus transmissible
Le responsable de ce démarrage précoce, outre le mauvais temps qui augmente la promiscuité et qui est favorable à la contagion, serait une nouvelle souche du virus de la grippe A (H3N2), appelé sous-clade K. Laquelle serait plus transmissible et pourrait peut-être échapper en partie à notre système immunitaire, même si cela reste à confirmer.
Le vaccin pourrait toutefois garder une certaine efficacité, au moins pour éviter formes graves, hospitalisations et décès, d’où le bénéfice à se faire vacciner, a fortiori si l’on est une personne fragile.
Il y a d’ailleurs la bonne nouvelle à ce propos : les Français semblent se ruer sur le vaccin cette année, la campagne de vaccination ayant fait un très bon démarrage par rapport à l’an passé, avec 8 millions de doses déjà injectées.
Rappelons enfin qu’outre la vaccination, le respect des gestes barrières en cas de symptôme demeure une stratégie payante pour limiter la propagation du virus.
santemagazine