2025 ne battra pas de record mondial de chaleur : qu’est-ce qui a changé ?

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2025 touche bientôt à sa fin, et cette année s’annonce différente des deux précédentes, 2024 et 2023 : contrairement aux deux années passées, 2025 ne battra pas de nouveau record de température mondiale, pourquoi ?

2025 s’annonce comme la troisième année la plus chaude enregistrée depuis le début des relevés météo. Son niveau de réchauffement par rapport à la période préindustrielle atteindra +1,4 °C, et cela, selon deux organismes aux méthodes de calcul qui diffèrent légèrement : Berkeley Earth et l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM).

« Nous estimons désormais qu’il est quasiment impossible que 2025 devienne l’année la plus chaude jamais enregistrée.

Il existe une faible probabilité (6 %) que le réchauffement observé au cours des deux prochains mois suffise à faire de 2025 la deuxième année la plus chaude jamais enregistrée, mais il est beaucoup plus probable que 2025 devienne la troisième année la plus chaude (après 2023 et 2024). De plus, il est quasiment impossible que les anomalies de température moyenne mondiale pour 2025 dépassent le seuil de +1,5 °C par rapport à la moyenne de la période 1850-1900 », annonce Berkeley Earth le 19 novembre dernier.

La variabilité naturelle a joué un rôle
Une troisième place au classement des années les plus chaudes reste évidemment un niveau très inquiétant, mais qu’est-ce qui a changé en 2025 pour que cette année ne soit finalement pas aussi chaude que 2024 et 2023 ? Le réchauffement climatique lié aux émissions de gaz à effet de serre continue à progresser, mais c’est la variabilité naturelle qui a permis à 2025 d’être un peu moins chaude.

Il existe en effet plusieurs cycles climatiques régionaux, ou oscillations, qui jouent un rôle dans le niveau des températures d’une année.

Et parmi ceux-ci, le plus important est le cycle ENSO : 2024 était marqué par le retour d’El Niño, une phase au pouvoir réchauffant qui s’est ajoutée au réchauffement climatique. Or, 2025 est marqué par deux phases La Niña (en début d’année, puis en fin d’année actuellement). La Niña a un effet légèrement refroidissant sur le climat ou, en tout cas, qui n’aggrave pas le réchauffement déjà présent.

2026 devrait par contre être marquée par la fin de La Niña en début d’année, avant une phase neutre, puis le retour probable d’El Niño (à confirmer) au cours de l’été.

futura

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