Le sénateur LR Étienne Blanc, qui voulait « rassembler toutes les droites », exclu de la campagne de Jean-Michel Aulas

Une petite phrase qui se conclut rapidement par une exclusion. Etienne Blanc, sénateur (LR) du Rhône, a été écarté du groupe Coeur Lyonnais, qui soutient la candidature de Jean-Michel Aulas à la mairie de Lyon, ce mardi 10 décembre.

Le jour-même, lors d’une interview sur Public Sénat, il avait estimé que « le terme d’extrême droite ne veut plus rien dire », et qu’il fallait une union de « toutes les droites ».

« Jamais » d’alliance « avec les extrêmes » martèle Aulas
Ces propos ont rapidement été désavoués par Jean-Michel Aulas sur ses réseaux sociaux. L’ancien président de l’OL a affirmé que « jamais » il ne « concluerai le moindre accord avec les extrêmes ».

« Toute ma vie, j’ai construit sans jamais céder aux extrêmes. C’est une question de cohérence, d’histoire familiale et personnelle, d’engagements (…). L’histoire nous a appris où mènent ces renoncements: nous ne les accepterons jamais », déclare également le candidat de la droite et du centre à la mairie de Lyon.

Contacté par BFM Lyon Pierre Oliver, maire (LR) du 2ème et co-président du groupe Coeur Lyonnais, regrette les propos d’Etienne Blanc, qui « n’engagent que lui ».

« Dans le cadre de la ligne politique engagée par Jean-Michel Aulas, la position d’Etienne Blanc n’est pas en adéquation avec les Républicains locaux et avec la décision prise par le bureau politique pour les élections municipales », affirme Pierre Oliver.
Béatrice de Montille, co-directrice de campagne du patron de Coeur Lyonnais et proche d’Étienne Blanc, indique de son côté que le projet autour de la candidature de Jean-Michel Aulas « est clair et rassembleur ». Elle ajoute également que les membres de Coeur Lyonnais ne feront « aucun compromis » avec l’extrême droite.

Les Écologistes dénoncent une « hypocrisie »
Dans un communiqué publié mardi, la gauche et les écologistes dénoncent « l’hypocrisie » dans laquelle « sombre la campagne Aulas ».

« La droite française construit désormais au grand jour le pont qui l’amène à l’union avec l’extrême droite. À Lyon, après les avoir absorbés dans sa campagne, Jean Michel Aulas fait mine que tout ceci ne le concerne pas dans une série de messages portés par sa campagne et ses soutiens », est-il également écrit.

Invité de BFM Lyon ce mercredi 10 décembre, Étienne Blanc est revenu sur sa prise de position de la veille. Il explique avoir la même position que Nicolas Sarkozy: « pas d’accord d’appareils (…), mais un accord programmatique sur un programme très marqué à droite ».

Pas de deuxième candidature au Sénat
Le sénateur estime que la droite peut s’élargir « d’Édouard Philippe » à « Sarah Knafo, Éric Ciotti ». Il estime cependant que le Rassemblement national a un « programme » économique « très marqué à gauche ».

« Parfois en politique, il faut savoir s’éclipser devant les génies insoupçonnés… J’ai pris acte de cette exclusion, ça ne change rien sur le fond de mes convictions », poursuit-il vis-à-vis de sa mise à l’écart du groupe Coeur Lyonnais. Il assure qu’il reste un soutien actif de Jean-Michel Aulas, le « seul qui peut gagner Lyon », selon lui.

Sur BFM Lyon, Étienne Blanc a également affirmé qu’il ne serait pas candidat à un nouveau mandat de sénateur. « J’ai 20 ans de vie parlementaire. J’aurai 72 ans, il y a un temps pour tout », a-t-il conclu.

bmf

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