Après le vote, mardi, du projet de budget de la Sécurité sociale, une étape décisive semble avoir été franchie, mais le plus dur reste à venir avec le budget général de l’État. Le gouvernement se prépare déjà à son rejet et à faire voter une loi spéciale, pour prolonger le budget de cette année. Les finances publiques, elles, n’en sortent pas gagnantes, à moins d’une bonne surprise sur le front de l’économie.
Le gouvernement affiche une baisse du déficit de la Sécurité sociale, ramené à un peu moins de 20 milliards d’euros pour 2026 contre 23 milliards cette année. Mais cette amélioration repose en partie sur un transfert de 4,5 milliards d’euros vers le budget général de l’État : sans cela, le déficit aurait augmenté.
Une deuxième manche à haut risque
La bataille s’annonce bien plus difficile sur le budget de l’État. Sébastien Lecornu ne dispose plus de la carte maîtresse, qui lui avait permis d’obtenir le soutien des socialistes : la suspension de la réforme des retraites. Faute d’accord politique, plusieurs observateurs anticipent un rejet du texte. Les députés ont d’ailleurs été invités à réserver le 26 décembre, date possible d’un vote d’urgence d’une loi de finances spéciale, qui prolongerait le budget 2025.
Seule éclaircie : une croissance potentiellement un peu meilleure que prévu, qui pourrait réduire légèrement le déficit annoncé à 5,4 % du PIB pour cette année.
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