Emmanuel Macron et Ursula von der Leyen donnent le coup d’envoi de la présidence française de l’UE

Emmanuel Macron a accueilli les membres de la Commission européenne à Paris pour lancer vendredi la présidence française du Conseil de l’Union européenne. Ils ont notamment rendu hommage au Panthéon à Jean Monnet et Simone Veil, deux piliers de la construction européenne.

Alors que la France prend la présidence de l’Union européenne, Emmanuel Macron a reçu, vendredi 7 janvier à Paris, les 27 commissaires européens, dont la présidente de la Commission Ursula von der Leyen, une occasion pour le président de la République de rappeler les grandes priorités de ce mandat à la tête du Conseil de l’UE, du salaire minimum au renforcement de la défense européenne.

Lors d’une conférence de presse à l’Élysée, Emmanuel Macron et Ursula von der Leyen ont notamment appelé tous deux à la fin des violences et à la retenue au Kazakhstan. Ils ont aussi annoncé que de nouvelles discussions auront lieu avec le président russe Vladimir Poutine pour aborder différents sujets, dont l’Ukraine. 

Les Européens, les Américains et Kiev accusent depuis plusieurs semaines les Russes d’amasser des dizaines de milliers de soldats à la frontière ukrainienne en vue d’une potentielle invasion.

Des pourparlers américano-russes doivent s’ouvrir lundi à Genève, suivis d’une réunion Otan-Russie et d’une autre au sein de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe.

« Nous allons ensemble proposer notre vision d’une architecture de sécurité européenne », a relevé Emmanuel Macron.

Il a indiqué avoir proposé avec le chancelier allemand Olaf Scholz au président russe Vladimir Poutine de tenir une nouvelle réunion avec l’Ukraine, au format dit Normandie, « dans les prochaines semaines ».

La Russie boude depuis plusieurs mois ce format à quatre (France, Allemagne, Russie, Ukraine) et préfère discuter directement avec les États-Unis, ce qui conforte son statut de puissance internationale.

Macron « assume » ses propos sur les non-vaccinés

Le président français est aussi revenu sur ses propos controversés. Dans un entretien avec des lecteurs du Parisien rendu public mardi soir, le président de la République avait déclaré vouloir « continuer à emmerder jusqu’au bout » les non-vaccinés. « On peut s’émouvoir sur des formes d’expression qui paraissent familières que j’assume totalement », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Je m’émeus de la situation dans laquelle nous sommes, la vraie fracture du pays est là, quand certains font de leur liberté, qui devient une irresponsabilité, un slogan. »

Emmanuel Macron, qui a défendu la stratégie gouvernementale de lutte contre la pandémie de Covid-19, principalement axée sur la vaccination, a expliqué que les autorités françaises étaient « obligé(e)s » de mettre en place le passe vaccinal pour encore inciter davantage à la vaccination. « Il était, je crois, de ma responsabilité de sonner un peu l’alarme, c’est ce que j’ai fait », a souligné Emmanuel Macron.

Appuyant le chef de l’État français, Ursula von der Leyen a estimé que « le passe vaccinal est un instrument pour protéger les vaccinés ». Pour elle, « cette discussion sur la responsabilité et la liberté est très importante dans notre société pendant une pandémie ».

Hommage à Simone Veil

Un peu plus tôt dans la matinée, Emmanuel Macron et Ursula von der Leyen ont rendu hommage au Panthéon à Jean Monnet et Simone Veil, deux piliers de la construction européenne. Deux immenses photos de Jean Monnet, l’un des pères fondateurs de l’Union européenne, et Simone Veil, qui fut présidente du Parlement européen, avaient été placées au pied de la façade du monument parisien.

Le président français et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen se sont recueillis devant les caveaux de Simone Veil, entrée au Panthéon en 2018 après son décès l’année précédente, et de Jean Monnet, inhumé en 1988.

La veille, la traditionnelle visite de début de la présidence tournante de l’UE avait débuté par un dîner à l’Élysée avec les membres de la Commission et ceux du gouvernement français.

Quelque 400 rendez-vous sont prévus, essentiellement sur les trois premiers mois en raison de la présidentielle en France. Ils comprendront notamment la réception à Paris du président du Conseil européen Charles Michel la semaine prochaine, avant un discours d’Emmanuel Macron suivi d’un débat au Parlement européen le 19 janvier, puis un sommet européen informel les 10 et 11 mars, dans un lieu encore indéterminé en France.

Laisser un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

You may like