Vladimir Poutine favorable à un cessez-le-feu de 30 jours, mais avec des « nuances »

Le président russe s’est dit favorable à un cessez-le-feu de 30 jours en Ukraine, tout en posant des conditions. Cette déclaration intervient alors que les forces russes poursuivent leur avancée dans la région de Koursk.

Dans un discours prononcé lors d’une conférence de presse à Moscou, Vladimir Poutine a déclaré jeudi qu’il était favorable à une proposition de cessez-le-feu de 30 jours afin de s’orienter vers à une « paix durable »

Toutefois, le président russe a précisé que son approbation comportait des « nuances ».

Le dirigeant russe a déclaré qu’un accord acceptable exigerait de l’Ukraine qu’elle cesse de mobiliser des troupes et de les entraîner et ne reçoive aucun soutien militaire pendant le cessez-le-feu.

« Pendant ces 30 jours, la mobilisation se poursuivra-t-elle en Ukraine ?

Des armes y seront-elles fournies ? Ces 30 jours sont-ils nécessaires à l’entraînement des unités nouvellement mobilisées ? Ou bien rien de tout cela ne se produira-t-il ? », a interrogé Vladimir Poutine.

Le président russe a également évoqué la situation de la région russe de Koursk, les forces russes ayant quasiment repris la totalité de ce territoire. Il a mis en garde contre un cessez-le-feu qui permettrait aux forces ukrainiennes de se retirer sans combattre.

« Si nous cessons les hostilités pendant 30 jours, qu’est-ce que cela signifie ?

Que tous ceux qui sont là partiront sans se battre ? Sommes-nous censés les laisser sortir de là alors qu’ils ont commis de nombreux crimes ? », a poursuivi M. Poutine en faisant référence aux forces ukrainiennes.

Vladimir Poutine s’est exprimé quelques heures après l’arrivée Steve Witkoff à Moscou, venu discuter du cessez-le-feu de 30 jours accepté par l’Ukraine.

Un conseiller du Kremlin a indiqué que le président russe prévoyait de rencontrer l’envoyé spécial américain plus tard dans la journée de jeudi. Le président russe a par ailleurs indiqué qu’une rencontre avec Donald Trump était envisageable.

euronews

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