Le texte revient en nouvelle lecture à l’Assemblée nationale. Objectif ? Trouver un compromis. Pas simple, alors que les sujets de divergence ne manquent pas. La copie a, d’ailleurs, été encore rejetée, samedi 29 novembre, en commission des affaires sociales.
C’est la semaine de vérité pour le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS). Après l’échec – prévisible – de la commission mixte paritaire mercredi (les sept députés et sept sénateurs, en conclave, n’ont pas trouvé d’accord), le texte revient à l’Assemblée à compter de ce mardi 2 décembre 2025 et pour six jours.
Objectif ? Tenter de trouver le compromis tant souhaité par le Premier ministre.
Pas simple, d’autant que la copie a encore été rejetée, samedi, par la commission des affaires sociales. Les gros sujets ne manquent pas : le gel des pensions et minima sociaux ; l’augmentation de la CSG sur les revenus du capital ; la part laissée aux patients sur les consultations médicales et achats de médicaments ; la suspension de la réforme des retraites…
« Tout peut dérailler »
En coulisses depuis quelques jours et malgré des positions divergentes, des tractations s’engagent entre élus (socialistes, Républicains, MoDem, écologistes, Renaissance, Horizons) pour tenter de lever les blocages. De son côté, Sébastien Lecornu multiplie les rendez-vous : avec les LR et l’UDI jeudi ; avec le PS ce lundi.
Si la route s’annonce sinueuse cette semaine, « des terrains d’entente sont possibles », estime, optimiste, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou. « En première lecture à l’Assemblée, une possibilité de compromis a pu se dessiner entre le PS et le bloc central. Si on retrouve cet esprit-là cette semaine, alors oui il y a un chemin », pense le sénateur Alexandre Ouizille (PS, Oise). « Chacun va devoir prendre ses responsabilités », ajoute la députée Olga Givernet (Renaissance, Ain).
Et pas seulement le PS, insiste Boris Vallaud, le patron des députés « roses », dans Le Parisien. L’élu des Landes constate, en effet, « la grande dispersion des voies et chemins » entre les quatre groupes composant jadis le socle commun, notamment Horizons et LR. « Le gouvernement ne peut pas attendre des socialistes ce qu’il n’obtient pas de son camp. » Pour le député PS, « tout est encore possible » pour le budget. « Mais tout peut dérailler » , prévient-il.
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