Quelque 150 rassemblements sont prévus en France mardi pour protester contre le projet de budget du gouvernement, à l’appel de plusieurs syndicats. Une grève qui devrait avoir peu d’impact sur les transports, selon le gouvernement.
Pour faire barrage au projet de budget du gouvernement, la CGT, la FSU et Solidaires manifestent et appellent à la grève mardi 2 décembre. Quelque 150 rassemblements et cortèges sont prévus à travers la France, selon les organisateurs.
À Paris, les autorités anticipent la présence de 5 000 à 10 000 personnes. Elles s’attendent à de petits rassemblements de fonctionnaires devant leurs lieux de travail ou les ministères.
Ils convergeront ensuite place de la Bourse où la manifestation parisienne doit s’ébrouer à compter de 14 heures.
Au niveau national, la mobilisation s’annonce modeste. A priori seuls les adhérents et sympathisants des organisations syndicales appelant à cette journée d’action seront mobilisés.
Ni la CFDT ni FO n’en font partie.
Au cours d’une conférence de presse jeudi, la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet a lancé une « alerte rouge » contre un projet de budget « qui pénalise l’ensemble des segments de la société avec des conséquences extrêmement concrètes », notamment « pour les plus précaires d’entre nous ».
« Les milieux associatifs, en tout cas, les associations de solidarité, sont également vent debout » contre ce projet de budget, a déclaré lors de la même conférence de presse Dominique Vienne, responsable d’ATD Quart Monde.
Pour la secrétaire générale de la FSU Caroline Chevé, « la question qui se pose aujourd’hui, c’est celle de la pérennité de nos services publics, confrontés à « une crise d’attractivité » à cause de la faiblesse des salaires.
Peu d’impact sur les transports
Sophie Binet a dénoncé un « enlisement du débat public avec ce débat parlementaire complètement incompréhensible pour les travailleurs et les travailleuses », alors qu’un compromis paraît difficile à trouver entre l’Assemblée nationale et le Sénat.
Pour la CGT, l’une des demandes principales porte sur des augmentations de salaires avec le slogan « De l’argent, il y en a ! ».
Le trafic ferroviaire était quasi normal dans la matinée de mardi, conformément aux prévisions de la veille, avec des perturbations concentrées sur les régions Centre-Val de Loire et Occitanie, selon la SCNF.
Sur les lignes régionales, le trafic est effectivement perturbé dans le centre de la France, selon le programme du réseau TER Auvergne Rhône-Alpes disponible sur le site de la SNCF Voyageurs. Sont touchées les lignes Clermont-Ferrand-Vichy-Moulins-Nevers, Montluçon-Gannat-Clermont-Ferrand, Montluçon-Bourges, Le Puy-en-Velay-Clermont-Ferrand, Gap-Die-Valence, Toulouse-Aurillac, Clermont-Ferrand-Brioude et Clermont-Ferrand-Nîmes.
Les lignes de trains régionaux LIO en Occitanie, des TER des Hauts de France, ainsi que sur la ligne Marseille-Narbonne et Avignon-Port Boule sont aussi touchés par le mouvement.
Peu après 7h, à Paris, il n’y avait pas de perturbation à gare de l’Est ni à gare d’Austerlitz, a constaté une journaliste de l’AFP.
« Ma fille m’a appelée hier (lundi) pour me prévenir des grèves, j’ai pris un peu d’avance pour pouvoir prendre un autre train si besoin, mais je vois que tout est très calme et mon train maintenu », a témoigné auprès de l’AFP Monique, retraitée de 67 ans, dans l’attente de son train pour Orléans à la gare d’Austerlitz.
En Île-de-France, seul le RER C est légèrement perturbé, avec 9 trains sur 10 en circulation. La SNCF conseille aux passagers de « vérifier les trajets, correspondances et horaires avant de se déplacer ».
Le transport aérien, les routes départementales d’Île-de-France et le trafic des réseaux de métro, bus, tramway et RER gérés par la RATP ne devraient pas être affectés par le mouvement social.
AFP