Présidentielle en Guinée : dernier bain de foule pour Mamadi Doumbouya avant le scrutin

Les candidats à la présidentielle du 28 décembre, dont le chef de la junte, le général Doumbouya, ont tenu leurs ultimes rassemblements le 25 décembre, date de clôture de la campagne.

Les Guinéens sont appelés à voter lors d’une présidentielle, dimanche 28 décembre, censée parachever le retour à l’ordre constitutionnel après un coup d’État en septembre 2021 qui a porté au pouvoir le colonel Mamadi Doumbouya, autopromu général depuis et désormais candidat à cette élection sans opposant d’envergure.

L’opposition a appelé à boycotter ce scrutin auquel Mamadi Doumbouya, 41 ans et candidat indépendant, part favori pour gagner dès le premier tour, alors qu’il avait promis de ne pas y participer. À Conakry, le chef de la junte s’est montré jeudi soir au public, qui l’a acclamé, lors d’un rassemblement de plusieurs centaines de ses partisans.

Amadou Oury Bah appelle à voter en masse pour Doumbouya
En tenue de sport, il n’a pas parlé mais a dansé au rythme de la musique, sous une sécurité renforcée par la présence des Forces spéciales, son corps d’origine. Un peu plus tôt, son directeur de campagne et Premier ministre civil, Amadou Oury Bah, s’était adressé à la foule, lui demandant de voter en masse pour son champion pour lui permettre de « remplir un mandat constitutionnel qui ira dans le sens de [leurs] attentes et de [leurs] besoins ».

Les principaux opposants au chef de la junte et ses huit rivaux à l’élection de dimanche sont pour la plupart peu connus du grand public. L’un d’eux, Abdoulaye Yéro Baldé, candidat du Front démocratique de Guinée (Frondeg), a appelé à voter en sa faveur pour que « l’avenir qui se dessine devant [les Guinéens] soit le meilleur qu'[ils aient] eu après soixante-sept ans d’indépendance », lors d’un meeting dans la capitale.

Un total de 6,8 millions d’électeurs sont appelés à voter dimanche entre 7 heures et 18 heures. La date de l’annonce des résultats n’a pas été communiquée.

Depuis son avènement, la junte a imposé des restrictions sévères aux libertés dans le pays. Elle a fait arrêter ou prolonger de nombreux opposants, ou les a poussés à l’exil. Deux membres de la société civile qui réclamaient un retour des civils au pouvoir, Oumar Sylla, alias Foniké Menguè, et Mamadou Billo Bah, sont portés disparus depuis juillet 2024 après avoir été enlevés à leur domicile.

AFP

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