En matière d’environnement, il faut l’avouer, les bonnes nouvelles sont rares. Mais cela ne veut pas dire qu’il n’y en a pas. Ces informations positives passent malheureusement souvent inaperçues. Futura a décidé de vous faire découvrir les 5 bonnes nouvelles sur l’environnement de l’année 2025 qui donnent de l’espoir pour affronter l’année 2026 !
Cela peut paraître difficile à croire car nous sommes constamment noyés dans un flot de nouvelles toutes plus terribles les unes que les autres : chaque année, des progrès sont faits dans plusieurs domaines liés au climat, à la biodiversité, ou encore à la qualité de l’air. Et parfois même, il s’agit d’avancées immenses qui ont un impact très concret sur nos vies et sur notre futur.
Le réchauffement climatique progresse moins vite grâce aux décisions de 2015
2025 marque les 10 ans de l’Accord de Paris signé par la plupart des pays du monde en 2015. Cet accord prévoyait de ne pas dépasser +1,5 °C de réchauffement climatique (par rapport à l’ère préindustrielle) en incitant ces pays à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.
L’objectif de +1,5 °C de réchauffement est clairement un échec, car nous allons vite le dépasser. Cependant, les efforts entrepris par beaucoup de pays ont permis de changer la trajectoire climatique : alors qu’il y a 10 ans, les scientifiques estimaient que le niveau de réchauffement mondial allait atteindre +4 à +5 °C d’ici 2100, les efforts de beaucoup d’États nous emmènent maintenant vers un réchauffement à +2,8 ou +3 °C d’ici la fin du siècle.

Les énergies fossiles s’effondrent et les énergies renouvelables progressent
En juillet 2025, le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a annoncé que le monde de l’énergie était en train de basculer : les grands investisseurs optent de plus en plus pour une énergie propre, pas toujours pour des raisons environnementales, mais pour des raisons économiques.
En 2025, les énergies renouvelables (en particulier l’énergie solaire et l’énergie éolienne) sont devenues la principale source pour produire l’électricité, devant le charbon pour la première fois : 90 % du secteur du renouvelable est désormais moins cher que les énergies fossiles.

Le nombre de zones protégées augmente
Chaque année, le nombre de zones naturelles protégées augmente : au niveau mondial, aux États-Unis, en Europe et en France. En 2025, 28 % des terres françaises sont placées sous protection et 31 % si l’on prend en compte les territoires d’outre-mer.
Cependant, il faut préciser que le niveau de protection de ces terres varie énormément, et cela ne veut pas forcément dire que ces espaces sont laissés intacts et sauvages.

Certaines populations d’espèces menacées se reconstituent
Malgré l’effondrement planétaire de la biodiversité, y compris en France, un nouveau rapport de WWF France soulève quelque chose de très positif : « lorsqu’une protection forte et durable est mise en place, les résultats sont spectaculaires. Le rapport révèle qu’en moyenne, sur le territoire métropolitain, les populations d’espèces protégées ont augmenté de 120 % depuis 1990, une démonstration claire que la conservation fonctionne quand les moyens suivent ».
« Les Plans nationaux d’actions (PNA), lorsqu’ils sont correctement financés et maintenus dans le temps, peuvent multiplier par six les populations concernées ». La population de flamants roses en Camargue a par exemple été multipliée par quatre depuis les actions de conservation. La population du pics noirs a doublé depuis 2000.
En Inde, la population de tigres a doublé en l’espace de 10 ans, selon l’IUCN (International Union for the Conservation of Nature). Aux États-Unis, le nombre de nids de tortue en Floride n’a jamais été aussi élevé qu’en 2025.
La qualité de l’air s’améliore dans beaucoup de pays
En France, comme sur l’ensemble de l’Europe, la qualité de l’air s’améliore chaque année. Au niveau mondial, le nombre de décès liés à la pollution de l’air est en nette baisse depuis les premiers relevés fiables en 1990. Il a été réduit de moitié dans le monde.
En France, le nombre de décès prématurés lié aux particules fines a diminué de 47 % 2005 et 2022 (contre 45 % en Europe).
Ces cinq bonnes nouvelles, sur le climat, l’énergie, la biodiversité et la pollution, prouvent que lorsque des mesures fortes sont mises en place, une amélioration rapide est toujours possible.
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